The Wire: the American city under scrutiny (English/Français)

French version below – by Alice Duthuillé

« You gotta keep the devil
Way down in the hole »

As soon as these words end its theme song, The Wire’s singularity becomes obvious: « way down in the hole » seems to best describe the situation of the people who live in the Baltimore projects. On the contrary of other manacheistic TV shows, where the relationships are as subtle as a Donald Trump speech, the series’ characters are all complex, deep, « real » – you love them, you hate them, then you love them again, because the show takes care of developing true personalities without caricaturing them, without denying their imperfections. Leaning on a solid research and fieldwork background, evident from the very first episodes, and carried by its creator David Simon, an expert of the city because of 12 years of work as a journalist for the Baltimore Sun, the series explores through its five seasons different worlds – different yet linked, because all at the centre of the city’s dynamics: the policemen/drug dealing world, the city port, the political sphere, the school system and the media. Dealers, students, dockers, policemen, junkies, teachers, bureaucrats, journalists and politicians live next to each other, sometimes cross paths, and participate together to Baltimore’s history – different profiles and characters, but all shaped by the city, its pressures, its power struggles, and the apparent fatality of its poverty, corruption, drug and criminality cycles. The big strengh of The Wire, therefore, is that the show is careful about « staying real », imposing a slower rythm and avoiding the easiness of « happy endings », even if it means showing the less glorious side of the declining American city…

Why should I have already watched/should I watch/re-watch this series?

  1. For everything that’s already been told (but, well, I forgive you if you’re not yet convinced)
  2. For the number of « fucks » said by episode, an impressive achievement that would have deserved a special prize at the Golden Globes/Emmy Awards/any-Award-show really
  3. For the relevance of the series nowadays, even if it was stopped in 2008; this article shows it better than I would
  4. For the characters: Omar, the independant gangster whistling in the streets, McNulty, the determined yet impulsive cop, Snoop, the ruthless yet nonchalant « soldier », Bubbles, the attaching heroin adddict…
  5. The series best ideas, like Hamsterdam
  6. The show’s music – not only are the scenario, the realism and the actors incredible, but the series is also musically excellent. The theme song is interpreted each season by a different artist, and you can find their version, along with other quality songs, in the collaborative Urbadaboom playlist, where you can also share your urbanistic musical findings…

Step 1: Log in to your Spotify account or create one

Step 2: Copy/paste or follow this link in your navigator https://open.spotify.com/user/urbadaboom/playlist/3eiGJ2tWfEpLduHkAj6No2

Step 3: Listen and add your musical discoveries!


 

« You gotta keep the devil
Way down in the hole »

Aussitôt que le générique s’achève sur ces mots, on comprend la singularité de The Wire – Sur Ecoute en VF. « Au fond du trou », c’est en effet ce qui semble être la situation des habitants des « projects » de Baltimore. Mais, contrairement à d’autres séries manichéennes où les rapports de force sont aussi subtils que les discours de Donald Trump, les personnages de la série sont tous complexes, profonds, « réels » ; on les aime, puis on les déteste, puis on les aime de nouveau, car celle-ci prend le temps de développer ses héros sans caricature, c’est-à-dire en admettant qu’ils soient tous imparfaits.  S’appuyant sur un vrai travail de recherche et de terrain qu’on devine dès les premiers épisodes, portée par son créateur David Simon (lui-même expert de la ville après 12 ans en tant que journaliste au Baltimore Sun), elle explore au cours de ses cinq saisons des univers différents mais liés, car tous au centre de la dynamique de la ville : les relations policiers/dealers, le port de la ville, le monde politique, le système scolaire et la sphère médiatique. Dealers, écoliers, dockeurs, policiers, junkies, professeurs, bureaucrates, journalistes et politiciens se côtoient, se croisent parfois et participent ensemble à l’histoire de Baltimore ; des profils et des caractères différents, mais qui ont tous en commun d’être façonnés par la ville elle-même, par ses pressions, ses luttes de pouvoir, et l’apparente fatalité de cycles de pauvreté, de corruption, de drogues et de criminalité. La grande force de Sur Ecoute, donc, est qu’elle prend le temps « d’être vraie », ce qui impose un rythme plus lent et évite la facilité rassurante d’ « happy endings », quitte à se prendre la réalité de la ville américaine déclinante en pleine face…

Pourquoi devrais-je avoir vu/voir/revoir cette série ?

  1. Pour tout ce qui a déjà été dit (mais, bon, je ne prends pas mal le fait que vous ne soyez pas encore convaincus)
  2. Le nombre de « fucks » par épisode de la série, qui aurait mérité un prix spécial aux Golden Globes/Emmy Awards/n’importe-quel-Awards quand la série pouvait encore y être primée
  3. L’actualité toujours criante de la série, malgré le fait qu’elle se soit terminée en 2008: si vous avez encore besoin d’en être persuadé, cet article vous le montrera bien mieux que moi
  4. Les personnages : Omar, le gangster indépendant qui sifflote dans les rues, McNulty, le flic déterminé mais excessif, Snoop, la « soldier » impitoyable mais nonchalante, Bubbles, l’addict à l’héroine attachant…
  5. Les trouvailles de la série elle-même, comme  Hamsterdam
  6. Sa bande originale, parce que la série est non seulement de qualité au niveau de son scénario, de son réalisme et de ses acteurs mais est aussi musicalement excellente. La chanson du générique est ainsi interprétée, saison par saison, par un(e) ou des artistes différents ; vous pouvez retrouver leurs versions, ainsi que les autres chansons marquantes de la série, sur la playlist collaborative Urbadaboom, où vous pouvez aussi partager vos trouvailles urbanistiquement musicales…

Etape 1: Connectez-vous à votre compte Spotify ou créez-en un

Etape 2: Copiez/collez ou suivez ce lien dans votre navigateur  https://open.spotify.com/user/urbadaboom/playlist/3eiGJ2tWfEpLduHkAj6No2

Etape 3: Ecoutez et ajoutez vos découvertes musicales!

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